[blogging about music] Les 11 meilleurs albums de tous les temps selon jess & la machine humide

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[blogging about music] Les 11 meilleurs albums de tous les temps selon jess & la machine humide

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La crême de la crême, les plus grands albums de musique, ceux qui ont marqué ma vie, ont été fondateurs. Certains m’ont fait découvrir des émotions que je connaissais pas, des styles encore insoupçonnés de moi. Ils sont à mon sens l’essence de ce que tout musicien, ou tout amateur de musique, doit connaître.

J’aimerais ajouter que mes découvertes musicales sont toujours la conséquence d’une rencontre, la plupart du temps amicale !

Alors bien entendu, il n’y en a que 11, ce qui représente un grain de poussière par rapport à tous ceux que j’aimerais présenter. Mais entre cette sélection, et mes playlists, vous devriez pouvoir découvrir pas mal d’albums, en attendant le prochain article sur le sujet ? Si vous êtes intéressés, vous pouvez l’exprimer en me laissant un commentaire en bas d’article.

Pas de classement particulier.

I – Jean Michel Jarre – Equinoxe

 

Je commence aujourd’hui par un album fondateur : Equinoxe de Jean Michel Jarre, sorti en 1978, il me semble.

Ma première écoute de cet album date de ma tendre enfance, peut être 4 ou 5 ans (en 1979/80 donc).

J’ai toujours l’album vinyle 33 tours de mes parents. Peut être que je lui doit mon goût pour les jours de pluie, et la musique électronique.

Il débute par le son du ressac de la mer sur la plage, on y entend la pluie tomber, au sein d’un écrin d’ambiances sonores électroniques planantes, un peu mélancoliques, très rythmées.

Je me souviens de longs moments de mon enfance passés à ne rien faire d’autre qu’écouter, ressentir, et imaginer des mondes lointains.

Rien qu’en regardant la pochette, je pars déjà. Quand je l’écoute, l’émotion me submerge, j’en ai encore les larmes aux yeux.

II – Genesis – Nursery Crime

 

Je fais aujourd’hui un bon dans le temps, autant par l’époque où je l’ai découvert, que sa date de sortie : 1971, j’ai nommé l’immense, l’extraordinaire, le merveilleux “Nursery Crime” de Genesis.

A cette époque bénie où Phil Collins faisait ce qu’il sait faire de mieux : jouer de la batterie dans un groupe de rock progressif (plutôt que chanter dans un groupe de pop, c’est à dire ce qu’est devenu Genesis dans les années 80).

A cette époque, on avait Peter Gabriel au chant, tout de même !

Donc, première écoute aux entournures d’un 19/20 ans, à l’époque où je passais l’essentiel de mon temps à écouter et faire de la musique dans le groupe de rock emblématique de la jeunesse du musicien

(Moi c’était le groupe Degoreland https://www.facebook.com/degorelandmarseille/).

Retour sur l’album : entre rock, jazz , et doux lyrisme, des ambiances sombres, presque religieuses pour certaines, avec des envolées grandioses.

Je pense que cet album, qui marque le renouveau de Genesis (déjà ), est très important dans l’histoire de la musique moderne par l’influence énorme qu’elle a eu sur des gens comme Steven Wilson par exemple, et de manière générale sur la pop, et le rock progressif que nous connaissons aujourd’hui.

(PS : désolé pour l’état de la pochette, elle a subit un orage putain dégouté)

III – Nick Cave – Murder Ballads

   

J’avais 21 ans lorsque la voix de crooner envoutante et légèrement fausse (mais juste bien sûr, c’est une question de timbre) de Nick Cave m’a enveloppé pour la première fois.

Une grande claque, où je me retrouvais dans un bayou perdu et humide, au fin fond de l’Amérique profonde vivant les histoires glauques de quelques tueurs en série ayant existé pour la plupart (ou faisant partie de l’imaginaire américain).

De leur point de vue, pourquoi, quelle profonde blessure les a poussé, quelle inclination maladive de leur personnalité, quelles circonstances les ont poussés.

Comme il s’agit de Nick Cave, avec gràce et émotion, et de cette voix qui vous fait comprendre que tout ira bien.

Les “Bad Seeds“, le groupe qui accompagnent le crooner, oscillent entre théàtre bluesy et lyrisme pop qui grince, et les collaborations sont grandiose : Kylie Minogue (dans le rôle de la suave victime), PJ Harvey (la femme éconduite), et d’autres sur le dernier morceau.

L’un des meilleurs albums de tous les temps.

IV – Metallica – Ride The Lightning

   

Ride the Lightning de Metallica, sorti en 1984.

RIP Cliff Burton, leur bassiste, 2 ans plus tard. mort dans un accident de leur bus de tournée, snif.  Un classique, du coup, je ne vais pas non plus m’éterniser.

En matière de speed-metal les gars de Metallica savent ce qu’ils font.

Moi, cet album, écouté pour la première fois en 1990/91 m’a collé au mur. J’avais 16 ou 17 ans.

Un mélange d’ambiances un peu classiques avec un gros son saturé mais extrêmement précis (quelle production!)

Un batteur qui fait du binaire sur des morceaux ternaires (mais on s’en fout, ça tape quand même)

quatre morceaux d’anthologie, les 2 derniers de chaque face de la cassette (parce qu’évidemment, j’écoutais ça sur mon walkman en allant au lycée)

For whom the bell tolls” et son suivant “Fade to Black” (le “slow” de l’album)

sur l’autre face : “Creeping Death” (qui compte l’histoire de la mort rampante du mythe du Dieu chrétien qui tue les premiers nés)

The call of Ktulu“, en référence à l’écrivain fantastique E.P. Lovecraft, un long morceau mélodique et progressif ponctué de sublime solos de guitare.

Et je l’écoute encore régulièrement, mais sur youtube parce que j’ai plus de walkman…

V – Porcupine Tree – Fear of a Blank Planet

   

On atteint la moitié de l’exercice, déjà ! Je vois venir déjà que je n’aurais pas assez de 11 pour lister ce que la musique a pu m’apporter.

Il n’y a que la musique, et dans une moindre mesure, le cinéma (certainement parce qu’il est aussi musical) qui me touche autant.

J’en viens maintenant à : “Fear of blank Planet” de Porcupine Tree, sorti en 2007.

Je l’ai découvert pour la première fois en 2008, sur un CD que m’a passé un ami de l’époque. On travaillait ensemble dans un service de support téléphonique… La looze quoi.

Je ne l’ai pas aimé du tout à la première écoute ! Il m’a fallut un peu de temps pour habituer mes oreilles à ce groupe si particulier (30 ans d’existence tout de même!).

C’est devenu aujourd’hui un pilier de ma discothèque.

Un album qui va du métal à la pop, avec d’intenses moments psychédéliques, d’autres très lyriques, certains plus électro.

Des compos très typées rock progressif, toujours virtuoses.

Je retiendrais deux acteurs majeurs du groupe : le compositeur Steven Wilson, maintenant bien connu pour la finesse des ses compos et son toucher de gratte exceptionnellement créatif (connu surtout aux States, où il continue une carrière solo en s’entourant des meilleurs musiciens du moment).

Le deuxième, le batteur : Gavin Harrisson, considéré maintenant comme l’un des meilleurs batteurs du monde, est extrêmement précis, tranchant même, capable d’un simple coup de changer toute l’ambiance du morceau, enchaînant des éléments rythmiques tous parfaitement placés, autant techniquement que dans l’esprit du morceau. En plus il est sympa et partage sa passion avec plaisir.

En bref, cet album est à écouter absolument, avec attention et ouverture d’esprit, parce que ça fuse dans tous les sens !

Pour découvrir les 6 derniers titres de ma sélection, me montrer votre soutien, et avoir accès à de nombreux contenus exclusifs de la zone membres, veuillez vous enregistrer ci dessous. C’est tellement de travail pour moi de réaliser tous ces articles sur mon temps libre !

VI – Sepultura – Roots

 

 

Ma sélection se doit de citer cet album inclassable : “Roots” (“Racines”) de Sepultura.

Déjà grand fan de Sepultura, que j’avais découvert par l’album Arise (un autre immense album, mais j’en reparlerais peut être?), j’attendais la sortie de cet album avec beaucoup d’impatience, je l’ai donc acheté dès sa sortie, en 1996.

J’avais 21 ans. Encore un scotchage en règle.

Max et Igor Cavalera, respectivement chanteur et batteur du groupe, ont toujours su créer des albums qui transcendent les genres, cet album, encore plus que le précédent (Chaos AD), fait le lien entre deux mondes qui pouvaient paraître très éloignés : la musique tribale et le métal bien gras (c’est pas si éloigné finalement).

Le mythe dit qu’ils sont allés directement dans les tribus enregistrer des morceaux instrumentaux (gratte sèche, tambours, chants tribaux), mais ce n’est pas officiel.

Les rythmes sont chaloupés, ultra groovy, la batterie a un son monstrueux, les percus ajoute une ambiance énorme.

Dommage qu’Igor et Max se soient séparés à l’issu de cet album. Ils se retrouvent de temps en temps au sein du groupe CC (Cavalera Conspiracy).

Je conseille cet album à tous ceux qui aiment les percus, le métal, ma musique brésilienne, et qui veulent découvrir ce qui selon moi reste le meilleur Sepultura.

VII – Ennio Morricone – Il était une fois dans l’Ouest

 

 

Dans les années 70, c’était la mode des Western Spaghettis, vous savez, ces westerns qui reprennent le genre pour en pousser les codes à l’extrême, ce qui souvent donnait souvent des films un peu potaches et ridicules (plein de clichés mal exploités), mais quelquefois permettait d’accoucher d’une œuvre grandiose, métaphorique et artistique.

C’est le cas d'”Il était une fois dans l’Ouest” (1968) qui prend tout son sens gràce à la musique du génial Ennio Morricone.

Je ne me souviens pas si j’ai entendu le disque avant de voir le film, mais je sais que la musique triste, déchirante, de cette scène dont est tirée la pochette a bercé mon enfance, et me hantera (pour mon plus grand bonheur) toute ma vie.

Je parle de cette scène où un fils, les bras attachés dans le dos, doit tenir sur ses épaules son père, dont le coup est enlacé par un nœud coulant, et qui tient aussi longtemps qu’il peut mais fini par tomber de fatigue, laissant ainsi son père mourir étranglé par la corde…

Une scène énorme, tragique, soulignée par une musique simple, épurée, d’une tristesse qui me tire encore des frissons.

Et c’est là tout le génie d’Ennio Morricone, être le film dans le film tout en sachant s’effacer pour mieux souligner l’image.

Et il en a composé, des choses différentes ! Parce que s’il est connu pour ses BO de films de western spaghettis, il a composé pour à peu près tous les styles, et *dans* tous les styles.

Un génie connu mais méconnu pourtant.

Je voulais lui rendre hommage, car, à travers cette BO, j’ai été profondément ému, et certainement qu’elle m’influence encore. En tous les cas, il m’arrive fréquemment de la réécouter.

VIII – Massive Attack – Blue Lines

 

 

Immersion dans la scène électro-trip hop de Bristol des débuts 1990 avec le son gras et profond de Massive Attack, avec ce premier album sorti en 91 “Blue Lines”.

Le trio n’est pas encore à son apogée, à mon sens, atteinte avec Mezzanine, leur album suivant, mais cet album contient de vraies perles musicales, et a eu un impact énorme sur mes goûts et ma manière de composer.

Après cette introduction au trip-hop, je suis naturellement allé vers Tricky et Portishead, et même Morcheeba plus tard.

“Blue Lines” m’a scotché dès la première écoute, je devais avoir dans les 20 ans.

Surtout qu’il débute par le riff de basse/batterie samplé d’un monument du jazz rock des années 70, le morceau “Stratus” de Billie Cobham (considéré à l’époque comme l’un des meilleurs batteurs du monde) (retrouver le morceau ici : https://youtu.be/5aw2rM0w-pc?t=3m2s ), que j’adorais déjà.

Sur cet album s’enchainent les boucles samplées, les chants un peu jazzy/soul, parfois doucement hip-hop, dans des ambiances sombres, au tempo lent, qui groove “au fond du temps”.

Quelques immenses morceaux comme “Unfinished Sympathy”, au tempo plutôt rapide, planant entre les nappes de violons, avec la voix soul et pure de Shara Nelson.

Un autre morceau énorme, “Hymn of the big wheel” qui parle de la roue de la vie, ou bien encore le très funky/soul “Be thankful for what you’ve got”, qui donne juste envie de … se poser pour l’écouter.

IX – Marylin Manson – Mechanical Animals

 

 

Un petit détour par le glam-rock dont l’album que j’ai choisi aujourd’hui est un vibrant hommage.

Tout en restant fidèle à lui même, Marylin Manson crée là un album-concept, véritable opéra rock, qui mélange admirablement industriel, électro, rock’n roll, métal et glam.

“Mechanical Animals” nous interroge sur notre nature profonde, nos réactions face aux choses comme les addictions, qu’elle soit à la drogue ou au succès (“the dope show”), ou bien face à la solitude (“Disassociative”), et l’amour (“The last day on earth”).

Il est arrivé à point nommé dans mon existence, puisque j’étais dans cette démarche un peu métaphysique à l’époque, de manière personnelle, mais aussi dans mes compositions

(j’ai d’ailleurs sorti l’album “economia tryptique – complaintes cybernétiques” traitant musicalement de ce sujet. Téléchargez le gratuitement ici : https://www.jamendo.com/…/economia-second-complaintes-cyber… ).

Personnellement, je préfère les morceaux lents et un peu planants, dans lesquels la voix de Marylin Manson semble caresser l’auditeur, à la fois douce et rauque, un peu surjouée peut être (mais c’est le style qui veut ça).

Il contient quelques morceaux d’anthologie (les meilleurs du genre !) : Disassociative, The Last day on Earth, Fundamentally Loathsome… Des morceaux qui montrent toute l’étendue du timbre de Marylin Manson.

X – Nirvana Smells Like Teen Spirit

 

 

A l’époque (1991, j’avais 16 ans) passait sur TMC, à 23h je crois, disons tard le soir, une émission musicale spécialisée dans le hard rock.

J’étais dans une période un peu extrême avec Morbid Angel, Death, Kreator, Slayer (des groupes que j’écoute encore de temps en temps), et passe alors ce clip crade et moite, au son tellement différent.

C’était le clip qui a rendu Nirvana célèbre en France, la chanson “smells like teen spirit”, et j’ai couru au Virgin pour l’acheter.

Je me sentais tellement en accord profond avec la voix de Curt Cobain, toute cette musique résonnait en moi.

Quand j’ai fait écouter ça à des amis, tout aussi métalleux que moi à l’époque, ils ont trouvé ça “pas mal le premier morceau, mais le reste c’est naze”.

Je n’étais bien sûr pas du tout d’accord. L’ambiance, l’émotion, les compos parfois douces, parfois dures, toujours tristes.

J’ai écouté cet album en boucle pendant des années, et je l’écoute encore régulièrement, il me redonne la pêche.

Bon, vous aviez compris, je parle de “Nevermind”, qui m’a fait découvert le grunge, et a influencé mon attitude irrémédiablement.

XI – Zappa Sleep Dirt

 

 

J’ai hésité, c’est le dernier, ça se comprend.

L’album que j’ai choisi est particulier, il laisse des traces.

Il est sexy, joyeux, complexe, parfois savant, un peu progressif, un peu jazz, un peu rock, toujours captivant et groovy.

Composé en 1979 par un grand guitariste, compositeur (de tous les instruments, car il savait jouer de tout), réalisateur de films surréalistes, peintre, …, j’ai nommé le grand Franck Zappa.

Il a composé des dizaines d’albums, j’ai choisi celui ci car il est particulièrement réussi, et très représentatif du style de son coupable.

Terry Bozzio, l’un des plus grands batteurs du monde, l’accompagne dans un déchaînement de rythmiques endiablées et meurtrières, mais aussi très complexes à jouer.

D’ailleurs, la manière de Franck Zappa de recruter ses batteurs était de les mettre devant ce qu’il pensait être une partition injouable, et qu’il devait jouer “à vue”.

Terry Bozzio n’a pas été plus embêté que ça, et a joué la partoche “les doigts dans le nez”, ce qui a scié Zappa, qui l’a recruté sur le champ.

Énorme batteur, ultra créatif.

Dans cet album, on navigue entre passages ultra composés, à la mélodie complexe, et d’autres d’improvisations très libres.

La chanson “Sleep Dirt” qui donne son nom à l’album est une ode à la sensualité.

Bref, j’aime Zappa.

On continue ?

Mais sinon, et si vous êtes d’accord, je vais continuer.

Je me suis pris au jeu, ça m’oblige à un peu dépoussiérer quelques vinyles, ressortir quelques CD, chercher quelques infos sur wikipedia, me replonger dans ma mémoire à la recherche d’anecdotes…

Qu’en pensez vous, je continue ?

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